Flaubert. Madame Bovary


 Madame Bovary de Gustave Flaubert.

Lire et relire le roman le plus célèbre de Flaubert, une œuvre dont on dit souvent qu’elle est à l’origine du roman moderne : Gustave a mis cinq ans à l’écrire, on peut lire dans sa correspondance le travail considérable que cela lui a demandé. Lire ou relire, donc, pour le plaisir de s’identifier à cette héroïne devenue un type psychologique (le bovarysme) en se souvenant du mot fameux de Flaubert cité fréquemment (« Mme Bovary, c’est moi ») mais en n’oubliant pas que Mme Bovary, c’est nous, ses lecteurs, qui rêvons parfois nos vies dans la lecture des romans. Pour le plaisir aussi d’apprécier le style, la construction, la modernité d’une œuvre élaborée à partir de 1851 et publiée en 1856.
Allez, voici ce qu’en dit Flaubert dans une lettre du 2 octobre 1856 : « Croyez-vous donc que l’ignoble réalité, dont la reproduction vous dégoûte, ne me fasse tout autant qu’à vous sauter le cœur ? Si vous me connaissiez davantage, vous sauriez que j’ai la vie ordinaire en exécration. Je m’en suis toujours, personnellement, écarté autant que j’ai pu. – Mais esthétiquement, j’ai voulu, cette fois et rien que cette fois, la pratiquer à fond. »

Flaubert, Gustave. Madame Bovary. Folio Classique Gallimard



Flaubert. Correspondance

Gustave Flaubert (1821-1880). Correspondance. Folio N° 3126.


Ce volume est un choix de 297 lettres extraites d’une correspondance qui en comporte 3700 connues, de 1839 à 1880 (soit 8 %). Le lecteur flaubertien ne peut passer à côté de ces écrits du grand Gustave, pour leur qualité d’écriture, pour ce qu’elles permettent de mieux connaître l’homme et pour leur intérêt dans l’histoire de la littérature. On y trouve donc des adresses à ces amis (Maxime du Camp, Alfred Le Poittevin), à sa muse Louise Colet, et aux grands de la littérature de son temps : Victor Hugo, Émile Zola, Georges Sand, Ivan Tourgueniev…). L’ensemble se lit avec délectation, permet de goûter à des facettes originales et variées du fameux style de Monsieur Bovary et laisse entrer le lecteur dans l’atelier de l’artiste, dans la fabrique de la littérature moderne, c’est fascinant.