« Je peux tout accepter, la rupture des liaisons logiques, historiques », est-il indiqué dès la deuxième phrase. Le lecteur doit lui aussi accepter d’adapter sa lecture devant cette prose poétique où tout se transforme, que ce soient les personnages – évanescents et changeants – ou le fil narratif soumis à la logique onirique plus qu’à la linéarité. Ces glissements permanents du sens déterminent probablement les limites de l’exercice, dans lequel le narrateur et même le lecteur échappent à la fixité. Mais l’ensemble a sa cohérence poétique qui lui donne une force qui entraîne la lecture jusqu’au bout de ce texte de 78 pages.
Marie Cosnay. Des métamorphoses. Cheyne éditeur 2012
D’Orphée à Achille: Les Métamorphoses (Ovide) livres X,XI,XII. Nous éditeur 2011
Les Métamorphoses d’Ovide (Nouvelle traduction). Le livre de poche 2020
