Je vivrai

Racine, Jean - Bérénice - Flammarion 2013

Pour Bérénice, Titus semble n’être d’abord qu’un fantasme, celui de la puissance politique, donc sexuelle, tandis qu’Antiochus semble avoir renoncé avant même d’avoir commencé. 

Même s’il ne prend point « pour juge une cour idolâtre », Titus s’inquiète de ce que pourront penser les réseaux sociaux de l’époque (« que dit la voix publique ? ») de son projet d’union avec Bérénice, la reine étrangère. 

Dans cette tragédie du renoncement, du regard et de la cruauté, le vers racinien accueille la plainte de Bérénice dans un chant déchirant et magnifique du regret, dans lequel même Racine renonce, il renonce aux morts violentes habituelles de la tragédie et ne nous laisse, à la fin, que le mot « Hélas ! ».

Très fort.

Racine, Jean – Bérénice – Flammarion 2013


 

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