Ulysse bilingue

James Joyce. Ulysse. Les Belles Lettres 2026

Arrivage du jour : à la veille du Bloomsday est arrivée une nouvelle édition somptueuse de « Ulysse » de James Joyce par les Éditions Les Belles Lettres, dans un beau bleu faisant ressembler le volume à l’édition originale parisienne de 1922. L’édition est bilingue, traduite par Michel et Michela Gribinski, avec une postface de John Cowper Powys.

«Think you’re escaping and run into yourself. Longest way round is the shortest way home »

« On croit s’enfuir et on donne dans soi-même la tête la première. Le plus long voyage n’est jamais qu’un raccourci pour chez soi.» 

Leopold Bloom

La citation en quatrième de couverture nous invite à une expérience de lecture exceptionnelle, qu’on a pu déjà fréquenter dans d’autres éditions. « Ulysse » fait partie de ces livres qu’on lit tout le temps après l’avoir dévoré une première fois ; il est ainsi en compagnie de la « Divine Comédie » de Dante, de « Á la recherche du temps perdu » de Proust, des « Vagues » de Virginia Woolf, de la poésie d’Hölderlin…, parmi les œuvres vers lesquelles on revient régulièrement tout au long d’une vie de lecture et qu’on redécouvre avec des émotions anciennes et nouvelles.

C’est parti donc, dans la tour Martello :

« Stately, plump Buck Mulligan came from the stairhead, bearing a bowl of lather on wich a mirror and a razor lay crossed. »

Ah non, pardon ! :

« Digne et bien en chair, Buck Mulligan émergeait du palier supérieur. Il portait un bol de mousse, avec dessus, en croix, un miroir et un rasoir. »

L’été sera magnifique.