Lande noire

Conan Doyle, Arthur - Le chien des Baskerville - Le Livre de Poche
Conan Doyle, Arthur – Le chien des Baskerville – Le Livre de Poche

Je relis pour la énième fois « Le chien des Baskerville » et le plaisir de lecture reste intact. 

La narration y est plus condensée et plus précise que dans les nouvelles constituant « Les mémoires de Sherlock Holmes » et Conan Doyle réussit non seulement à donner une dimension mythique à Holmes et Watson, mais aussi à donner de l’épaisseur aux personnages secondaires. 

Le décor devient un élément majeur de l’histoire et le coup de génie de l’auteur est de faire de ce mystère un vrai roman gothique (comme ceux d’Horace Walpole ou Ann Radcliffe) tirant vers le fantastique et l’horreur (Mary Shelley). Le meilleur de la série Sherlock Holmes et un classique de la bibliothèque.

Conan Doyle, Arthur – Le chien des Baskerville – Le Livre de Poche


 

La guerre n’a rien de magnifique

Pour rappeler à ceux qui ne l’ont pas vécue et qui sont saturés par l’image que la guerre n’a rien de magnifique, rien de tel que la lecture ou la relecture d’un classique magnifique.

Voir aussi, par exemple : 

Le feu, de Henri Barbusse ; 

Les croix de bois, de Roland Dorgelès ;

La destruction des juifs d’Europe, de Raul Hilberg ; 

L’espèce humaine, de Robert Antelme ; 

Si c’est un homme, de Primo Levi ;

Le journal, d’Anne Franck ; 

La Rose blanche, de Inge Aicher Scholl ; 

Maus, de Art Spiegelman ; 

L’univers concentrationnaire, de David Rousset ; 

Nuit et brouillard, de Jean Cayrol ; 

mais aussi Chalamov, Marceline Loridan-Ivens, Hannah Arendt, Annette Wieworka, Arthur Koestler, et bien d’autres encore…